Veronica Garcia Rodriguez

Veronica Garcia Rodriguez

Cuisine vénézuélienne

REFUGEE FOOD FESTIVAL 2018  • Café Borély (Marseille, France)

Portrait

Venorica est venue au rendez-vous en famille : avec son fils de 6 ans et son mari, un footballeur professionnel, arrivé du Vénézuela deux jours auparavant. Un vrai portrait de famille récemment réuni marque le début de notre rencontre.

Installée à Marseille depuis un an et quelques mois, elle se sent plus ou moins adaptée mais « parler en français est trop dur pour moi » et elle me sourit timidement. Heureusement, nous avons échangé en espagnol, où elle se sent plus à l’aise !

Les origines

Veronica vient d’un quartier populaire de Caracas, d’une famille de six frères et sœurs qui savent tous cuisiner. Sa mère et plus particulièrement sa grand-mère qui était cuisinière, lui ont appris à cuisiner et à se faire plaisir en faisant des plats délicieux pour les autres.

Elle avait 10 ans quand elle s’est arrêtée de regarder sa grand-mère pour enfin passer à l’action. A seulement 10 ans elle se sentait capable de bien préparer un déjeuner pour ses proches, dit-elle avec fierté.

Une tradition familiale dont Veronica a hérité, son mari et son fils présents me le confirment sans hésitation.

 

Sa cuisine

Sa passion pour la cuisine a pour objectif de faire plaisir aux autres.

L’assaisonnement est clé surtout dans la cuisine vénézuélienne affirme-t-elle. Préparer des plats traditionnels vénézuéliens est sa spécialité, elle adore aussi faire de la pâtisserie… « quand j’étais à Caracas je faisais trois gâteaux par semaine ».

Elle me décrit la préparation d’un plat comme un rituel. Cela nécessite une organisation en amont, elle est très méticuleuse dans le choix des ingrédients et les temps de cuisson. « J’aime bien avoir le contrôle total de mes préparations culinaires », « je n’improvise pas, je préfère mesurer les quantités à employer pour ne pas prendre le risque que mon assaisonnement se perde ».

 

Aujourd’hui

Je l’ai ressenti mais elle le dévoile : elle est ici mais son cœur est là-bas. Elle ne s’arrête jamais de penser à son pays. Aucun de ses projets écarte le Vénézuela. Même participer au Refugee Food Festival, elle le fait avec l’intention de montrer le bon côté de son pays en crise.

« J ‘ai cuisiné des arepas pour mes copains français et ils ont adoré ». C’est pourquoi Veronica est motivée pour développer un projet autour de la cuisine vénézuélienne, elle est sûre que cela va être un succès. Les galettes de farine de maïs dénommées « Arepas » seront au coeur de son projet de snack qui comblera une offre gastronomique qui n’existe pas à Marseille.

Et bien sûr, elle va faire ce plat traditionnel au Café Borély, « c’est un incontournable de notre cuisine et je pense que ça va plaire ».

A côté, elle pense monter une association pour aider les personnes en souffrance au Vénézuela, « je m’inquiète pour toutes les personnes malades et qui n’ont pas les moyens de se soigner, il faut que je fasse quelque chose à ce sujet ».